Le château de la commune de Bramevaque
Hautes-Pyrénées
département 65
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(© EMM )

[1] Le château de Bramevaque fut construit par Arnaud I de Labarthe, vers l'an 1067. On visite les deux chambres dans lesquelles la comtesse Marguerite, dernière souveraine du Comminges, aurait été tenue enfermée par son troisième mari, Mathieu de Foix, durant vingt-trois ans (de 1420 à 1443) : ces chambres, très curieuses à voir, sont à peu près dans le même état qu'il y a huit siècles. Un petit escalier en pierre conduit de l'une à l'autre, et se continue jusqu'au sommet de la tour. De la plate-forme (620 mètres d'altitude), on jouit d'une vue magnifique sur la vallée de Barousse.

 


[1] Les Labarthe, issus de la maison royale d'Aragon, furent les premiers seigneurs de Bramevaque ; ils eurent pour successeurs les Labarthe-Fumel, puis les d'Armagnac, enfin les rois de France.

 

[1] C'est dans le donjon que serait demeurée captive, pendant plus de vingt ans, Marguerite, fille unique du comte Pierre Raymond II de Comminges, dont la vie fut pleine de traverses, ayant épousé successivement deux seigneurs d'Armagnac qui convoitaient le Comminges et avec lesquels elle eut beaucoup à souffrir à cause de leur hostilité avec sa propre maison. Devenue en troisième noces la femme de Matthieu, comte de Foix, en 1419, elle ne fut pas plus heureuse. Comme elle résistait aux instances de son nouvel époux, qui voulait obtenir d'elle la donation du comté de Comminges, Mathieu l'aurait enfermée, de 1420 à 1443, dans cette forteresse de Bramevaque où elle serait restée jusqu'à l'arrivée de Charles VII, poursuivant les Anglais dans le Midi. Marguerite implora le secours du roi, qui envoya Poton de Xaintrailles pour la délivrer ; mais son mari la fit, dit-on, transférer au château de Foix. Charles convoqua alors à Toulouse les États du comté de Comminges. Ils se réunirent le 9 mars 1443, en présence du cardinal de Foix, évêque du Comminges, et des consuls de Saint-Bertrand qui ne siégeaient pas d'ordinaire à cette assemblée, mais aux États du petit Languedoc et, d'autorité royale, le diférend entre les époux fut tranché. Sa vie durant, chacun d'eux devait jouir du Comminges : Mathieu, des châtelleries de Muret, Saint-Julien, Salies et et Fronsac ; Marguerite, de celles de Samatan, l'Isle-en-Dodon et Aurignac. Il fut stipulé que la jouissance de l'entier comté appartiendrait au survivant des époux, après la mort duquel le Comminges serait réuni à la couronne. La comtesse, qui s'était retirée à Poitiers après sa délivrance, ne survécut pas longtemps. Elle y mourut cette même année 1443.
(© EMM )

 

(© EMM )

[1] La chapelle du château, toute petite (5 m 50 de longueur, intérieurement, sur 3 m 85 de largeur et 3 m 50 environ de hauteur), était une merveille d'architecture romane, à en juger par ce qui subsiste encore.

[1] La chapelle avait un conque en maçonnerie en son abside, un dallage en marbre blanc et un cordon extérieur avec modillons en saillie. On croit que saint Bertrand, que Sanche de Labarthe avait aidé, dit-on dans l'édification de sa cathédrale, bénit ou consacra cette chapelle et vint y célébrer quelquefois le saint sacrifice.







Notes

[1] Sources : Gallica.bnf.fr
Bibliothèque Nationale de France
Revue du Comminges
Société des études du Comminges
(St Gaudens - Hautes-Garonne)
Société Juline Sacaze
Édition 1886 - 07.



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département 65.
© Marie-Pierre MANET







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