Châtillon-en-Bigorre ou Castelbajac
(© Madame Marthe Delas)



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Châtillon-en-Bigorre : prit le nom de CASTELBAJAC en Décembre 1352, nous verrons plus loin en quelles circonstances.

Le territoire de CASTELBAJAC fut amputé d'un tiers environ de sa superficie vers 1780, par une vente au profit de la commune de CAMPISTROUS - puis d'un autre tiers lorsque la commune de HOUEYDETS devint autonome en 1864.




SITUATION - RELIEF - GEOLOGIE :

A l'origine, Châtillon-en-Bigorre s'étendait sur une dizaine de kilomètres de long, des confins de Montastruc au Nord, aux abords de la Nationale 117 au Sud (les limites sont là assez floue) - occupant donc une des branches de l'éventail formé par le Plateau de lannemezan.

Une longue crête Nord-Sud est encadrée par des pentes largement exposées à l'Est et à l'Ouest.

Le relief est assez tourmenté. De 600 mètre environ au Sud, l'altitude passe à 510 au Nord pour descendre à 360 mètres au fond des vallées.

Depuis les temps anciens, malgré l'érosion et de fréquentes mais faibles secousses sismiques, ce relief n'a guère évolué, créant une multitude de micro-climats.

Le flanc exposé à l'Ouest est nettement plus abrupt, conséquence certaine de l'action des vents d'Ouest très violents et des précipitations qu'ils apportent. D'aucuns y voient aussi une conséquence du sens de rotation de la terre. La pente qui est exposée à l'Est est beaucoup plus douce, donc plus facilement cultivable.

Façonnés par les plissements tertiaires particulièrement enchevêtrés et par les sédiments déposés par les glaciers qui formèrent le Plateau de Lannemezan, sol et sous-sol de Châtillon-en-Bigorre, sont très complexes.

Quelques amateurs ont cru déceler, entre les plissements des failles ou des cavités plus ou moins importantes mais cela n'a jamais été étudié sérieusement.

Le sous-sol est généralement composé d'argile très dure mais on trouve aussi un peu de boulbène (terre argilo-sablonneuse) ou de la marne et des schistes calcaires. Par endroits affleurent aussi quelques blocs de granit. Les moraines ont laissé d'importantes quantités de cailloux roulés composés de quartzite. La couche arable est très mince au Nord, peut-être parce qu'épuisée par une agriculture d'implantation très ancienne. Au Sud, au contraire, l'argile est recouverte d'une très épaisse couche de terre noire, légère, très riche en matières organiques, dûes sans doute à la lente décomposition de sphaignes et autres mousses, fougères ou bruyères qui ont prospéré librement jusqu'au milieu du XX e siècle.

Les recherches faites par des compagnies pétrolières aux environs de 1950 n'ont pas donné de résultats positifs, alors qu'un faible gisement de pétrole fut exploité à quelques kilomètres à peine (Bonrepos - Montrastruc).

Trois carrières de marne ont été exploitées jusqu'en 1914 : les marnières de Baïsolle, de l'Anclou et de Gachiot. Elles fournissaient gratuitement aux agriculteurs, l'amendement nécessaire à ces sols particulièrement acides.

Entre les couches de marne, des shistes calcaires, en blocs plus ou moins volumineux (lavasses) étaient utilisées dans la construction des maisons (jambages, linteaux, pavage des sols). Dans les très vieilles cheminées, âtre et contre-cœur étaient formés d'une de ces grosses pierres (avant d'être remplacés par des plaques de fonte).

Il est fait état de l'emploi des pierres de ces carrières pour la réparation des églises de Trie et de Galan, au XX e siècle. L'exploitation des marnières fut abandonnée à partir de 1914 faute de main-d'œuvre.





          



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET







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