L'instruction religieuse à Castelbajac .


(© Madame Marthe Delas)



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Sous l'Ancien Régime, les évêques faisaient obligation aux curés de dispenser l'instruction dans leurs paroisses.

L'INSTRUCTION RELIGIEUSE :
D'abord, avec l'enseignement du catéchisme, des Saintes Écritures et de la Liturgie. Les enfants recevaient une formation religieuse adaptée à leur âge et à leur intelligence, généralement en patois, par des leçons de catéchisme quotidiennes. Dans les hameaux isolés, des catéchistes se chargeaient d'inculquer les rudiments de la religion chrétienne. A mesure qu'ils avançaient en âge, ils recevaient un enseignement plus approfondi. Cela persista jusqu'en 1914.

L'INSTRUCTION PROFANE :
Les curés assuraient aussi l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et des bases du calcul, dans les écoles dont ils salariaient l'instituteur, à moins que quelque clerc ne joue lui-même, le rôle d'enseignant.

Il semble qu'à Castelbajac, l'implantation d'une école pour les garçons, et, par intermittence, pour les filles, soient très anciennes. L'abbé DESCALAS, curé de Castelbajac en 1641, laissa une fondation pour l'entretien d'une école. Cette fondation était matérialisée par une prairie située sur le territoire de Burg.

Alors que tous les enfants allaient au catéchisme, la fréquentation scolaire était très inégale selon les familles. En feuilletant les anciens registres, on peut constater que c'est toujours dans les mêmes familles que l'on trouve la mention : "non signé pour ne savoir". Au contraire, les ingénieurs, magistrats ou enseignants d'aujourd'hui sont les descendants des notaires, militaires ou médecins d'antan. Ceux qui ne connaissaient pas les avantages de l'instruction n'en admettaient pas le nécessité pour leurs propres enfants. Ils croyaient qu'à l'école, "on perdait son temps" et ils préféraient occuper les jeunes à de menus travaux. D'ailleurs, jusqu'à un passé récent, il n'était pas rare d'entendre dire par des grands pères : "Pour labourer, il en saura toujours assez". Beaucoup de parents étaient persuadés qu'un enfant qui aurait quelque instruction ne resterait pas à la ferme et partirait en ville.

Au contraire, les parents les plus instruits tenaient à transmettre des connaissances à leurs enfants. Ils leur faisaient fréquenter l'école du village et, parfois, les confiaient aux collèges voisins : Garaison, Tuzaguet, Bonnefont. Les élèves les plus doués devenaient prêtres, fonctionnaires, militaires, etc... D'autres se contentaient d'être de bons pères de famille, prenant des responsabilités dans l'administration de la communauté.

Un Gaye-Bernatas qui, en 1665, représenta la communauté de Castelbajac devant la Cour du Parlement de Toulouse, dans un procès contre le seigneur du lieu, ne devait pas être tout à fait ignare. Vers la même époque, il y avait un prêtre dans cette famille. Chez "CAZAT", toujours au XVII e siècle, il est fait mention d'un prêtre, d'un médecin et d'un capitaine. Chez les "Bertrais", on trouve un notaire et deux prêtres.




           



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Entraide apportée par :
- © Mme Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET






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