Castelbajac .


(© Madame Marthe Delas)



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LE SALAIRE DES ENSEIGNANTS :
Sous l'Ancien Régime, le salaire des enseignants était assuré par des fondations, des dons de particuliers et par une cotisation des parents d'élèves. Ce salaire consistait en une modeste somme d'argent et beaucoup d'avantages en nature : céréales, volailles, bois de chauffage etc... Lorsqu'on tuait le cochon ou les oies dans une famille, on réservait toujours la part du curé et celle de l'instituteur. Cette coutume s'est éteinte lors de la seconde guerre mondiale.

Instituteurs et institutrices avaient à leur disposition un jardin potager et ils élevaient quelques volailles.

En 1795, une loi établit la gratuité partielle dans les écoles primaires. Les parents devaient donc contribuer au salaire des enseignants. Par ordonnance du 29 février 1816, les communes sont tenues d'entretenir une école et d'y assurer la gratuité pour les indigents. Le clergé garde une place importante dans l'administration de l'école primaire jusqu'en 1905.

Par ordonnance du 12 Mars 1831, le "Certificat d'instruction religieuse" demandé aux instituteurs est supprimé. La laïcité à l'école primaire devint effective en 1886.Des commissions municipales scolaires sont chargées de contrôler le fréquentation de l'école.

C'est ainsi que, en 1841 :
"Sont nommés MM. DUPRAT Louis (Mounet), GAZRIMOND Cyprien (Pinasset) et CLARENS Étienne, pour remplir les fonctions de membre du comité local de surveillance près de l'école primaire élémentaire constituée à Castelbajac et, après leur avoir fait observer que ces fonctions sont d'une haute importance, qu'on ne saurait trop stimuler le zèle de l'instituteur ainsi que l'amour-propre des enfants qui lui sont confiés...".


En 1841 :
- Le taux de la rétribution mensuelle est fixé à 90 cts par enfant.

- Les frais de location de la maison d'école : 30 francs.

- Traitement fixe de l'instituteur : 200 frs.

- Participation de la commune : 115 frs 36 cts.

- Subvention de l'État et du Département : 114 frs 64 cts.

TOTAL : 260 frs.


En 1863 :
- Le salaire de l'instituteur est porté à 700 frs,
- mais celui de l'institutrice est de 600 frs.


La rétribution scolaire est ainsi aménagée :

- Pour un élève de sept ans : 7 F

- Pour un élève âgé de plus de sept ans : 9 F

- Pour deux élèves : 16 F

- pour trois élèves : 20 F

- Pour quatre et plus : 24 F


"En 1865, l'instituteur de Castelbajac a offert d'avoir une classe d'adultes pour stimuler l'indifférence des jeunes gens de cette localité, il importe de leur offrir même gratis le luminaire nécessaire à éclairer la salle d'école : 60 F pour l'achat d'une lampe et de l'huile à brûler".

En 1869, l'instituteur reçoit 800 F par an et l'institutrice 260 F.

En 1887, l'instituteur : 1.200 F et l'institutrice 800 F.

Les enfants de familles très pauvres pouvaient fréquenter l'école gratuitement. En 1841, on en compte 14.

Au XX e Siècle, il n'y eut plus de différence entre les salaires des hommes et des femmes à qualification égale. Toutefois, le salaire d'un instituteur n'a jamais été mirifique. Les ouvriers de l'usine Péchiney à Lannemezan, gagnaient souvent davantage que leurs épouses institutrices.

En 1938, une institutrice débutante, sortant de l'École Normale de Tarbes percevait 12.000 F par an. Elle était logée.




           



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Entraide apportée par :
- © Mme Marthe Delas
.
© Marie-Pierre MANET






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