Castelbajac .


(© Madame Marthe Delas)



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LA SAGA DU PRESBYTÈRE :

Tout au long de l'histoire de Castelbajac, on retrouve périodiquement, le problème du presbytère.

En 1714, une délibération fait mention d'arbres coupés "pour des réparations au presbytère".

En 1769, il fut procédé à l'adjudication des réparations ordonnés et nécessaires en la maison presbytérale dudit Castelbajac - La commune voulant se charger des travaux, engagea Baptiste VIRE-Marchantou à paraître adjudicataire moyennant la somme de 960 livres.

En 1791, soit 22 ans plus tard, la commune s'aperçoit qu'il fut fait quelques réparations mais que par négligence, toutes n'ont pas été faites - que la grange est tombée depuis longues années par vétusté, qu'il est indispensable qu'elle soit reconstruite, d'autant que la commune paye le loyer de celle qu'elle occupe le Sieur Curé de Castelbajac qui se trouve dans l'impossibilité de loger son cheval vu que le propriétaire de ladite grange va la reprendre pour son usage.

En 1792, fut décidé la construction de la grange.



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En 1838 :

Monsieur le Maire a dit que depuis de nombreuses années la commune paie annuellement une somme de 80 francs pour indemniser les co-propriétaires de la maison qui depuis cette époque a servi de logement au prêtre, que ces co-propriétaires n'ayant jamais voulu entretenir cette maison à leurs frais et que la commune s'étant refusée d'y faire des réparations en sus de 80 francs, elle est devenue inhabitable dans toute son étendue, que le corps municipal a déjà fait des démarches pour convertir ce local en propriété communale et que la commune doit maintenant payer pour réaliser cette conversion 2.000 francs l'immeuble, d'après l'estimation de Maître Castets notaire de Galan, 48 francs les frais d'expertise et 1.443 francs 27 centimes les réparations constatées par devis estimatif : ensemble 3.491 francs 27centimes.

Pour solder cette somme la commune possède à la caisse du receveur municipal qu'une somme d'environ 800 francs. Il convient de provoquer une vente extraordinaire d'arbres, essence de chênes.

Le conseil municipal délibère qu'il soit autorisé à vendre 350 arbres, essence de chênes.



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EN 1841 :

Monseigneur l'Évêque s'est déterminé à transférer la succursale de Castelbajac dans une autre commune, attendu que le maison presbytérale est inhabitable.

Le conseil municipal, considérant que la commune se trouve dans un cas d'urgence et qu'elle n'a fait aucune vente de bois en 1837, 1838 et 1839 et que de 1841 à 48, un hectare de bois suffirait au lieu de trois et dix arbres au lieu de vingt ; considérant aussi que le transfert de succursale dont il s'agit serait d'un grand préjudice à la commune qui est composée de 900 âmes, délibère à ce qu'il soit provoqué une coupe de trois cents arbres essence de chênes et de hêtres.

Monsieur le desservant s'étant vu maintes fois obligé de déloger pendant le mauvais temps, il est urgent de faire une réparation provisoire sur la partie du couchant de cet édifice vu que l'autre partie est irréparable.



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DÉCEMBRE 1844 (trois ans plus tard) :

Le prebytère menace une ruine très prochaine , cet état sera cause infailliblement de son écroulement pendant cet hiver, qu'il n'existe aucune autre maison dans la commune pour y loger le desservant, que s'il n'est sans retard pourvu aux réparations nécessaires dans cet édifice, le desservant, plutôt que d'attendre une mort prématurée que pourrrait lui causer son écroulement, devra quitter pour quelques temps la commune qui, dès lors, sera privée de tous les exercices du culte, que cette absence serait cause infaillible de la réprobation des personnes qui viendraient à décéder pendant ce temps faute de pouvoir faire administrer à temps les sacrements appropriés à l'heure de la mort.

La commune ayant de nombreuses dettes soit à cause du paiement du terrain cédé pour la construction des routes de grande communication Nº17 et 28, soit pour payer les salaires de la commune ou les charges locales demande un secours à Monsieur le Préfet afin d'obtenir un secours suffisant pour mettre au moins les jours du desservant en sûreté dans le presbytère et pour y faire restaurer au moins deux chambres afin de l'y pouvoir loger commodément et sûrement.

Est demandée autorisation de vendre six hectares de taillis aux Tauzis.



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9 MAI 1839 :

....Monsieur le Président a ouvert la séance et a fait lecture du budget arrêté par le conseil de fabrique de ladite commune, le 14 Avril dernier, et approuvé par Monseigneur l'Évêque de Tarbes, d'où il résulte qu'il est de toute urgence de procéder à l'achat :

1°) - d'un ostensoir.

2)° - des livres liturgiques.

3°) - enfin à la réparation du mur septentrional de l'église paroissiale dudit Castelbajac.


Le conseil municipal considérant que les dépenses citées sont d'une nécessité absolue est d'avis que Monsieur le Maire soit autorisé à mandater sur les fonds libres de la caisse du revenu municipal :

1°) - la somme de deux cents francs pour l'achat de l'estensoir.

2°) - celle de quarante francs pour l'achat d'un graduel.

3°) - celle de quatre vingt francs pour l'achat de deux vespéraux dont l'un pour l'eacute;glise de la section nord et l'autre pour l'église de la section du midi.

4°) - celle de dix francs pour l'acquisiton d'un rituel.

5°) - enfin celle de quinze francs pour les dites réparations, lesquelles dépenses s'élèvent à la somme de trois cent quarante cinq francs.

Ont les membres présents signé, excepté M.M. Valentie Jean, Gayrimond Jean et Lay Jean qui ne voudraient pas que le vespéral destiné à l'église du midi de ladite commune de Castelbajac fut acheté au moyen des revenus communaux.



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4 AOÛT 1839 :

... Monsieur le Maire a ouvert la séance exposant que la petite cloche de l'église située au nord de la commune et celle de l'église située au midi sont fêlées depuis très longtemps; il a dit qu'attendu que ces cloches ne sont d'aucune utilité pour le public, il est très essentiel de les faire refondre, d'ajouter à cette dernière qui pèse environ six myriagrammes, cinq myriagrammes de métal pour déchets et augmentation et il a invité le conseil à s'occuper de ces objets.

Le conseil reconnaissant l'utilité de la refonte de ces cloches appartenant à la commune, et ayant ensuite à aviser aux moyens d'acquitter les frais du déplacement de ces cloches, de ceux de leur refonte et le montant du métal destiné à augmenter la cloche de l'église située à la section du midi de la commune, délibère à l'effet d'affecter aux dépenses précitées :

1°) - Le produit de quinze chênes marqués dans la forêt communale, par Monsieur le Garde Général résidant à Tarbes.

2°) - Les fonds qui se trouvent disponibles à la caisse municipale toujours nécessaires au complètement du produit de ces arbres cités.

3°) - d'autoriser Monsieur le Maire à traiter de gré à gré avec le fondeur sous l'assistance de deux membres du conseil municipal désignés préalablement par ledit conseil.


Signés : Gayrimond Clarens Pourtail Duffau Délas Barrère NOGUES maire.

Se sont abtenus de signer :
M.M. Gayrimond Jean et Valentie Jean qui ont porté pour prétexte qu'il n'y avait pas de fonds.

Délas Bernard est sorti sans manifester le motif qui l'empêchait de signer.




           



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Entraide apportée par :
- © Mme Marthe Delas
.
© Marie-Pierre MANET






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