La monographie locale

de Vidouze.
De R.ANCELY

(© ADHP - A 303)


(Monographie offerte par M. Alain Eymard)




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Les documents Chanchou :

Les addenda, extraits des documents Chanchou ne fournissent que peu de matière à la vie à Vidouze pendant l'époque révolutionnaire. Nous retenons, cependant, les documents ci-après :


An II - Bon pour un quintal de milloc que le citoyen Lareu est requis de délivrer au citoyen Guichot, cordonnier, pour l'approvisionnement d'un mois à compter de ce jour. A Vidouze, le 24 Pluviôse, an II de la République Française une et indivisible. Siné : LAFON, Officier.


An III - Réquisition d'une paire de bœufs, d'un char et d'un bouvier pour conduire à Bayonne deux voiture devant servir pour les transports militaires. Du 6 Germùinal an III. Signé : CARDE, Maire ; LARROUZE, CARCHAN, Officiers ; ABEDEILLE, Agent National.


Trois documents Chanchou (les deux précédents et un laisser-passer du 18 Fructidor an II) confirme que, en l'an II et en l'an III Pierre Carde était maire. De plus en l'an II, Paloque était secrétaire-greffier ; en l'an III Larrouzé et Carchan étaient officiers municipaux et Abédeille agent national.


Les document Chanchou donnent quelques éclaircissements sur des réparations effectuées à la première église de Vidouze, sise au cimetière dans le courant des années 1773 à 1780.


Le 24 Mai Jean Depierris Chanchou, Premier Consul et collecteur de la communauté, traite de gré à gré avec Jean Carolis, fondeur, de nationalité espagnole qui s'engage à refaire la cloche de l'église qui est fêlée. Il doit la refondre, la faire plus grande pour la somme de 50 livres, plus la fourniture de la matière première à raison de 36 sols la livre.


Années 1778 - 1779 - Le 5 Juin 1779, l'Intendant d'Auch après avoir pris l'avis de son subdélégué, Lamothe, approuve une adjudication de travaux à faire à l'église, sur requête de Jean Roques, architecte à Vic-Bigorre. Il décide, en outre, que les Consuls de Vidouze convoqueront l'assemblée des habitants pour rechercher sur quels fonds on payera la dépense. Cet acte est signifié à Depierris-Lareu, premier Consul par Robin, baïle royal.

La communauté est réunie le 16 Juin. Roques y figure non comme architecte, mais comme Maître Charpentier. Pour payer la dépense, la communauté décide de vendre deux pièces de terre appartenant à la paroisse ; une au quartier la Laurade, en nature de "bouzigue" contenant 9 à 10 sacs et une pièce en nature de labour sise au Brocq contenant 3 mesures.

La délibération de la comunauté n'est pas approuvée par l'Intendant qui ordonne au lieu de vendre une partie du patrimoine de la commune, de répartir la dépense entre les habitants au marc la livre de la taille. Le rôle de répartition est établi ; la dépense totale se chiffre à 1.172 livres, 14 sols et elle est calculée, comme d'habitude sur les 2.150 journaux de terre dont la commune est imposée ce qui donne 9 sols 6 deniers par journal. Vient ensuite la répartition entre tous les propriétaires de la commune. Voici les plus imposés : Lamothe, notaire royal, 6 livres 7 s... 9 d. - Moureu : 20 livres 5 s. -Espagnou 20 livres 4 s. - Mangelly : 25 livres 9 s. 1 d. - Crudères : 25 livres 16 s. 6 d. - Bousquet : 21 livres - Brun : 24 livres 16 s. 11 d. - Depierris (sans surnom) : 17 livres 11 s. 2 d.


Année 1781 - L'intendant, par son subdélégué de Maubourguet, approuve le 10 septembre, une adjudication de travaux à faire au clocher, travaux qui étaient à la charge du sieur Roque de Vic. Les travaux sont adjugés, pour 264 livres, aux sieurs Ader, Hugues et Dours de Vic, en société. Il s'agit vraisemblablement du reliquat des travaux des années 1778 - 1779 que Roques n'a pu terminer.


Année 1790 - Il est reconnu par un reçu du 11 Avril que Jean Depierris-Lareu a avancé la somme de 24 livres pour réparations à l'église et au cimetière.


Année 1779 - Enfin, et dans un autre ordre de travaux, une pièce non datée établit que Jean Depierris-Lareu, premier Consul, a payé 4 livres à Depierris-Pépil, charpentier à Vidouze pour quatre journées de travail employées à transporter un chêne, à le scier, et à en faire des bancs devant l'église pour l'utilité de la communauté.


Une pièce des documents Chanchou établit le montant du salaire des ouvirers agricoles en 1791. Il s'agit d'une citation signifiée au sieur Jean Lareu de Vidouze pour son ouvrier agricole Jean Pagnès pour comparaître devant le Juge de Paix en paiement de salaires. Le demandeur réclame 20 livres de gage à raison de 4 livres par mois.




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Entraide apportée par :
- M. Alain Eymard
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© Marie-Pierre MANET







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