Rappel de l'immortelle épopée de 1814.

(Archives départementales des hautes-pyrénées.)




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(Extrait du Lieutenant Grasset)


Quatre siècle plus tard, la région de Champagne fut le théâtre d'une immortelle épopée quand le plus grand capitaine des temps modernes disputait le sol national à l'invasion de 1814.

Comme dans la campagne d'Auglure, nous nous trouvons face au même échiquier, même moyens et même méthodes stratégiques.

En 1814, deux couloirs, la Seine et la Marne, peuvent conduire les Alliés à Paris : Napoléon manœuvre en utilisant les tansversales de manière à venir, au moment voulu, barrer les passages importants : St Dizier, Soissons ou Montereau ;

C'est la connaissance de la géographie qui inspire l'homme de guerre...

En 1430, deux voies sont à la disposition de l'ennemi de Normandie et de Bourgogne ; ces deux voies traversent les défilés à Chappes et à Auglure ; c'est là que Barbazan frappe ses coups qui sont décisifs.

Mêmes fautes aussi de la part ses Alliés qui combattent séparément et sans liaison possible, permettant à leur adversaire de les battre en détail. Les points choisis étant les seuls importants, il en résulte que de petits combats produisent tout l'effet moral de grandes victoires ; c'est encore un caractère commun aux combats de 1430 et de 1814.

Enfin, Napoléon a une masse de manœuvre qu'il porte sucessivement au secours des corps trop vivement pressés par l'ennemi... Barbazan aussi a une masse de manœuvre, ce sont ses 400 Gascons, guerriers éprouvés, qui lui sont dévoués jusqu'à la mort ; et si, n'ayant pas d'armée organisée il n'a pas de détachement pour arrêter l'ennemi où lui-même ne se trouve pas, et pour appuyer sa masse de manœuvre quand elle arrivera, il a à sa disposition les communes qui lui portent leur appoint, toutes les fois qu'il a besoin d'elles.

Ajoutons à cela la vigueur d'exécution, la rapidité des mouvements si difficiles à obtenir avec les armées du XV ème siècle, le coup d'œil, l'ardeur réfléchie et surtout la prudence du vieux chef, qualité si rare et si peu en honneur à son époque, et nous sommes obligés de reconnaître que cette campagne de 1430, dont les résultats furent si précieux pour la France, est

l'une des plus belles de l'histoire du Moyen-Âge.


Extrait écrit par
le lieutenant Grasset,
le 27 octobre 1905.



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© Marie-Pierre MANET








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