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Origine de la Chevalerie.



Sceau
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(Notes de M. Pierre de Moulor)






La base de la chevalerie tire son origine des cavaliers Cimbres, Teutons, Goths, Celtes et Germains. Elle est donc née, en Europe, de l'intégration du cavalier barbare qui après avoir détruit l'Empire Romain d'Occident en a intégré la culture. Avant de parler de la Chevalerie, on se doit de faire un petit retour en arrière dans l'histoire, au niveau de l'antiquité, pour mieux comprendre comment s'était mise en place la féodalité (de féodal, du latin feodalis, de feudum : qui appartient à un fief) qui était une forme d'organisation politique et sociale caractérisée par l'existence de fiefs (d'abord feu, de fieu, du francique fëhu, du latin feudum, feodum : dans le sens domaine) et seigneuries (de seigneur, du latin seniorem, senior : sieur, sire ; maître dans le système des relations féodales).

Dans ce système féodal, né avec la distribution des terres gagnées par Clovis à ses compagnons d'armes au VI ème siècle, un seigneur, propriétaire des terres et des hommes qui les cultivaient, pouvait inféoder (du latin infeodare et de feodom : fief), c'est-à-dire concéder, à titre de fief inférieur, une portion quelconque de son propre fief en abandonnant à un concessionnaire, non seulement la propriété du sol mais aussi la souveraineté sur les habitants qui l'occupaient ; ce concessionnaire prenait alors le nom de feudataire (du latin feudatarius, de feudum, feodum : fief ; titulaire d'un fief).

Donc, au II ème siècle, chez les Romains, l'Empereur cédait à de gros fermiers, appelés "conductores", une partie de ses immenses domaines qu'ils faisaient valoir avec des esclaves (prisonniers venus des pays vaincus et sous la dépendance absolue des maîtres romains) mais le rendement de ces derniers était jugé insuffisant. Aussi, les propriétaires divisaient leurs domaines en petites exploitations louées à des fermiers, les "colons", appelés "coloni" (du latin colonus, de colere : cultiver), qui non seulement payaient un "fermage" mais encore devaient des "corvées" sur les terres de ces "conductores".

Aux III ème et IV ème siècles les Barbares franchissaient les frontières et les Empereurs avaient alors beaucoup de mal à rétablir la sécurité ; comme il fallait résister à ces Barbares, les guerres continuelles coûtaient fort cher et le poids des impôts devenant insupportable, les citoyens s'enfuyaient pour ne pas les payer. Aussi, l'Empereur les fixait dans leurs métiers, de père en fils, et de ce fait les "colons" ne pouvaient plus désormais quitter la terre avec laquelle ils étaient vendus.

Puis, les maîtres abandonnèrent les villes pour habiter de confortables "villas" ou "villa rustica" signifiant grosse ferme . Le maître y était entouré de ses domestiques et également de la "familla rustica" représentée par les esclaves travaillant les terres mais encore les forgerons, les charpentiers, les maçons, les tisserands ....

La "villa" vivait sur elle-même et produisait tout ce dont elle avait besoin.

En ce qui concerne la partie du domaine réservée au maître, elle était cultivée par les esclaves mais aussi entretenue grâce aux corvées imposées aux colons. Ainsi, après ce petit retour en arrière, on comprend mieux l'origine du servage et de la dépendance pratiqués au Moyen-Âge.

Les Carolingiens sont à l'origine des institutions vassaliques (de vassal, du latin vassallus et vassus : serviteur) mais c'est Charlemagne qui est à l'origine de la dépendance vassalique, par le renforcement et la généralisation des liens de fidélité et de vassalité dans toute la société, en faisant obligation à tous les hommes libres de se choisir un seigneur. L'idée de Charlemagne était de créer une pyramide vassalique qui remontait jusqu'au souverain et lui permettait ainsi de mieux assurer son pouvoir et son contrôle sur tous les hommes libres, notamment les aristocrates, mais surtout les plus puissants d'entre eux qui étaient ses vassaux directs.

Pour en venir au "Chevalier", dans l'ancienne rome, c'était un membre de l'"Ordre Equestre" se situant entre les "patriciens" et les "plébéiens".

Les "patriciens" (du latin patricius : père) formaient la classe supérieure des citoyens romains jouissant de nombreuses prérogatives et les "plébéiens" (du latin plebeius, plebs : plèbe) formaient le second ordre du peuple romain mais n'avaient pas les privilèges des "patriciens".

Les chevaliers, eux, étaient choisis parmi les riches "plébéiens" et tout "plébéien" qui se mettait sous la protection d'un "patricien", appelé dans ce cas "patron", en devenait son "client" ; lesdits clients devaient le dévouement personnel à leur patron.

Les "célères" (du latin celer : rapide) étaient des cavaliers d'un corps créé par Romulus et constituant la garde romaine.

(© M. Pierre de Moulor)






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de la Bigorre devenue Hautes-Pyrénées
département 65.

Entraide apportée par :
- M. Pierre de Moulor
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© Marie-Pierre MANET





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